Au-delà de la simple présence du document

Quatre points systématiquement examinés

Un inspecteur du travail ne se contente pas de vérifier que le DUERP existe : il examine plusieurs dimensions du document pour évaluer si la démarche de prévention est réelle et à jour.

📄 L'existence même du document
Le point de départ évident : le document existe-t-il, sous une forme accessible et présentable sans délai lors du contrôle.
📅 La cohérence des dates de mise à jour
L'inspecteur vérifie si le document a été actualisé après des événements qui l'imposaient (accident, nouvelle activité, embauche significative), pas seulement sa date de création initiale.
🎯 La correspondance avec l'activité réelle constatée
Le contenu du DUERP est comparé à ce qui est visible sur le chantier ou dans l'entreprise — un décalage manifeste (risque visible non mentionné) est un signal d'alerte immédiat.
🤝 La trace d'association des salariés ou du CSE
L'inspecteur peut chercher à vérifier que les salariés (ou le CSE s'il existe) ont bien été associés à l'élaboration ou à la mise à jour du document, pas seulement informés après coup.
Le point qui fait souvent basculer un contrôle

La cohérence entre le document et la réalité du chantier est souvent le point le plus déterminant. Un DUERP qui ne mentionne pas un risque manifestement visible (échafaudage, produits chimiques stockés, matériel de découpe) suggère une rédaction déconnectée du terrain, indépendamment de sa forme ou de sa longueur.

Pour un artisan, le meilleur moyen de se préparer n'est pas de mémoriser une liste de points de contrôle, mais de s'assurer que le DUERP a été réellement pensé à partir de l'activité concrète de l'entreprise, avec une mise à jour suivie dans le temps.

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